Le panier déborde.
Et il ne joue avec rien.
Le réflexe est d'acheter autre chose. C'est presque toujours le mauvais geste : le problème n'est pas le nombre de jouets, c'est qu'ils sont tous disponibles tout le temps.
Ce que fait la disponibilité permanente
Un objet toujours là cesse d'être un événement.
Douze jouets étalés dans le salon depuis six mois forment un décor, pas une proposition de jeu. Le chien les a explorés, il n'a plus rien à en apprendre.
C'est exactement pour cette raison qu'un carton de livraison capte plus d'attention qu'une peluche à vingt euros : il est nouveau.
Le bon nombre
Trois à cinq objets accessibles, avec des usages différents : quelque chose à mâcher, quelque chose à porter ou secouer, quelque chose à garnir.
Le reste va dans un placard.
Ce n'est pas une privation. C'est ce qui permet à chaque objet de redevenir intéressant.
La rotation, concrètement
Une fois par semaine, vous échangez deux ou trois jouets contre ceux du placard.
Cela prend une minute et produit l'effet d'un jouet neuf. Un objet resté rangé dix jours redevient une nouveauté.
Deux bénéfices en plus : chaque jouet subit trois fois moins d'usure, et vous repérez au passage ceux qui s'abîment.
Ce qui ne tourne pas
Certains objets restent en permanence : le doudou avec lequel il dort, et ce qu'il mâche au quotidien.
Les retirer n'apporte rien et peut inquiéter un chien attaché à sa routine.
Les jouets à garnir, jamais en libre accès
Ils sortent pour une occasion — une absence, un moment où le chien doit rester calme — puis se rincent et se rangent.
Laissé traîner, un jouet à garnir vide perd tout son pouvoir d'occupation.
S'il ne joue toujours pas
Si la rotation ne change rien, ce n'est probablement pas une question de nombre : c'est le type de jeu qui ne correspond pas. Certains chiens ne s'intéressent à rien tant qu'un humain ne participe pas.