Vous tendez la main. Il l'attrape.
Vous jouez. Il vise les doigts.
Vous le repoussez. Il revient, plus excité qu'avant.
C'est normal, et c'est même bon signe : un chiot explore et joue avec la gueule, c'est son seul outil. Le travail n'est pas de supprimer ce réflexe, mais de le rediriger vers un objet.
Interposez toujours quelque chose
La règle tient en une phrase : entre votre main et ses dents, il doit toujours y avoir un jouet.
Ça change tout dans le choix du jouet : il vous faut de la longueur. Une corde, un anneau, une peluche allongée. Un petit objet oblige votre main à venir près de sa gueule, ce qui est exactement le contraire de ce qu'on cherche.
La séquence qui fonctionne
Les dents touchent la peau, même sans serrer : le jeu s'arrête.
Vous retirez la main, vous vous levez, vous ne dites rien. Pas de cri, pas de réprimande — pour beaucoup de chiots, une réaction vive est encore du jeu.
Dix secondes plus tard, vous reprenez, avec le jouet entre vous deux.
Il comprend vite : les dents sur la main font disparaître le jeu, les dents sur le jouet le font continuer. C'est la seule chose qu'il ait besoin de comprendre.
Ce qui aggrave la situation
Jouer à la bagarre avec les mains. Cela lui apprend exactement ce que vous voulez éviter.
Retirer la main brusquement : le mouvement rapide déclenche la poursuite.
Laisser une personne du foyer autoriser ce que les autres interdisent. Un chiot ne comprend pas une règle qui change selon l'interlocuteur.
Pendant la dentition
Entre trois et six mois environ, les gencives sont douloureuses et le besoin de mâcher explose.
Un chiot qui n'a rien à se mettre sous la dent prendra ce qui passe — vos mains comprises. Ayez toujours un objet à mâcher accessible, et proposez-le avant qu'il ne cherche.
Les séances courtes valent mieux que les longues : un chiot fatigué mord davantage, parce qu'il se contrôle moins.
Combien de temps
Comptez plusieurs semaines de répétition tranquille. La régularité compte bien plus que la fermeté.
Si les morsures restent fortes, s'accompagnent de raideur ou de grognements soutenus au-delà du jeu, c'est un sujet pour un éducateur canin — pas pour un article.
Selon la race
Deux races reputees pour leur enthousiasme au jeu :