« Il n'en a jamais assez. »
C'est vrai, et c'est précisément pour cette raison que la durée ne doit pas être décidée par lui.
Un chien en jeu est sous excitation. Il continuera bien après le point où l'exercice cesse d'être bénéfique.
Court et répété
Trois séances de dix minutes dans la journée fatiguent mieux qu'une seule de trente.
Deux raisons. La qualité d'attention chute vite au-delà d'un quart d'heure. Et surtout, chaque séance courte se termine sur une réussite plutôt que sur l'épuisement.
Un chien qui a envie d'en refaire garde le goût du jeu. Un chien vidé perd de l'intérêt à la séance suivante.
Ce qui doit faire arrêter
Il n'écoute plus. Le rappel ne passe plus, les demandes deviennent insistantes, il n'entend rien.
Il halète fort et ne redescend pas entre deux lancers.
Il s'énerve : mordillements plus appuyés, aboiements, sauts sur vous.
Ces trois signaux disent la même chose — il a dépassé le point utile.
Terminer, pas s'interrompre
Arrêter net un jeu à son sommet laisse un chien chargé qui tourne ensuite dans la maison.
Prévoyez une phase de descente : quelques minutes de flair, un jouet à mâcher, un exercice calme. Cela prend deux minutes et change complètement l'heure qui suit.
Selon l'âge
Un chiot se fatigue vite et se contrôle mal : plusieurs séances de cinq minutes, entrecoupées de vrai repos. Il dort beaucoup, et c'est nécessaire.
Un chien âgé peut jouer longtemps encore, mais récupère moins bien. Observez l'après : s'il met des heures à s'en remettre, la séance était trop longue.
Le vrai indicateur
Ce n'est pas la durée, c'est l'état dans lequel il finit.
Un chien qui s'installe et s'endort après la séance a eu la bonne dose. Un chien qui continue à réclamer une heure après a été excité plus que dépensé.